L'invasion des coccinelles

Publié le par réciprocités

Quelle surprise et quelle joie de constater la présence de nombreuses coccinelles à l'intérieur de la maison ou sur les murs extérieurs ! Ces petites bêtes innofensives se sont mises mises à l'abri de l'hiver.

En effet, de grandes pullulations de coccinelles ont été observées ces derniers temps.


Ne nous y trompons pas !
Ces coccinelles asiatiques Harmonia axyridis ont été importées en Europe depuis 1982 pour participer à la lutte biologique contre les pucerons.
Ce recul d'une vingtaine d'années entre l'importation et le développement de cette population pose plusieurs questions et quelques problèmes...

Ces coccinelles asiatiques sont trés fécondes et trés voraces. Elles s'adaptent à de nombreux milieux et résistent au froid. 
Elles dévorent les pucerons et sont donc, trés intéressantes en lutte biologique.
Du fait de leur grande adaptation, elles entrent en compétition avec les espèces indigènes pour la nourriture et l'espace, mais aussi, en se nourrissant des larves de cocinelles locales.
Dans certaines zones, elles deviennent l'espèce de coccinelles prédominante.
link  wikipedia.org/wiki/coccinelle asiatique


Harmonia axyridis


Mais pas de danger
pour nous directement ! Elles ne se nourrissent pas et ne se reproduisent pas dans les maisons.
Elles les quittent au printemps et n'abîment rien.

Il n'empêche que l'origine de ces populations envahissantes et les mécanismes évolutifs
que cela implique restent à l'étude
.


L'INRA a lancé une recherche sur l'impact et les risques sur l'équilibre de notre écosystème et particulièrement celui de la coccinelle locale.                                                                                                             

link  inra.fr/invasionparlescoccinellesasiatiques


Tout cela ne remet pas en cause la lutte biologique et il est possible d'acheter des coccinelles européennes pour lutter contre les espèces invasives. L'introduction d'une espéce de coccinelle non-volante est à l'étude dans les laboratoires de l'INRA.
Si, par bonheur ou malheur, vous êtes envahis par ces petites "bêtes à bon dieu", il ne sert à rien, à priori, de s'en débarrasser. Cela ne changera pas grand chose.

Publié dans Ecologie

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